les canons de beauté

Les canons de beauté

L’EVOLUTION DES CANONS DE BEAUTE FEMININS A TRAVERS LES AGES

A la suite de mon billet sur les différentes morphologies de la semaine dernière, j’ai eu envie de vous parler des différents canons de beauté féminins et de leur évolution à travers les âges.

Le canon de beauté est une norme de beauté établie par une société et qui correspond à une époque et un endroit précis. Cette norme contraint les femmes à transformer leurs corps pour entrer dans la norme. Or, on a vu le semaine dernière, que nous avons toutes des morphologies très différentes et que certaines avec leurs morphologies ne peuvent pas entrer dans la norme à moins de tailler dans l’os. Celles qui n’y arrivent pas ressentent de la culpabilité voire un  mal-être.

Les normes de beauté ont toujours eu une place très importante mais varient selon les époques. Ce qui est considéré comme beau aujourd’hui était hideux il y a deux siècles.De l’antiquité jusqu’au début du XXème siècle, L’embonpoint est synonyme de richesse et de prestige social. Les classes aisées ne travaillent pas, elles sont sédentaires et bénéficient d’abondance de nourriture.  La minceur est synonyme de travailleurs. 

Vous me direz : Comment est-ce qu’on connaît les canons de beauté de l’antiquité ?  Et je vous répondrai grâce aux œuvres d’art bien sur. Les arts nous permettent d’avoir aujourd’hui une vision d’ensemble des différents  canons de beauté du corps depuis la préhistoire. 

De la préhistoire à la renaissance, le canon de beauté féminine fait référence à la fécondité.  Les femmes représentées ont toutes une morphologie en forme de poire avec des hanches bien larges et un ventre rebondi de bonne mère. Et c’est d’ailleurs ce qui est demandé à la femme à cette époque : assurer la survie de l’espèce.

A partir du XVIIème siècle, La femme tout en étant toujours l’incarnation de la fécondité, devient aussi la représentation de la réussite de son mari et de l’état de santé de la société en général. Une femme riche et en bonne santé est une femme grosse mais dois garder une taille extrêmement fine. Apparaît un instrument de torture que des générations de femmes ont supporter pendant  4 siècles : le corset. C’est sur qu’à l’époque, si on avait pas la morphologie qui correspondait au canon de beauté on nous aidait : quitte à faire des malaises, a avoir des enfants mal formés…Faut savoir ce qu’on veut !

 Au XIXème siècle, on invente un nouveau type de silhouette. C’est la silhouette en S de profil. Pour être surs que la femme soit bien grosse  de là ou il faut, on lui rajoute un faux cul.  La femme doit être grosse mais on lui sculpte le silhouette avec des artifices : on lui sert la taille on lui remonte la poitrine et on lui augmente le volume du postérieur !

Il faut attendre le début du XXème siècle pour que la femme recommence à respirer !

A partir du XXème siècle (et particulièrement avec l’arrivée des congés payés) les canons s’inversent complètement. On exhibe sa minceur comme un trophée, signe que l’on a les moyens de manger sain et équilibré et que l’on a le temps de pratiquer une activité physique. 

Le corps de la femme est libéré. Les corsets et rembourrages disparaissent. Les robes sans manche se raccourcissent et laissent apparaître des bras et des mollets musclés

Après la seconde guerre mondiale, la minceur redevient synonyme de mauvaise santé. Hollywood, crée un nouvel idéal féminin : blonde, ronde et sensuelle : Marilyn. Poitrine généreuse, lèvres pulpeuses, sensualité exacerbée, Marilyn Monroe fait 1m60 et 60 kg. On est loin de nos brindilles actuelles.

Dans les années 80-90, les stars hollywoodiennes se voient voler la vedette par les top- modèles dont certaines, encore considérées comme des références aujourd'hui, symboliseront les canons de beautéde toute une génération.

C'est l'arrivée d'une nouvelle culture inspirée par la côte ouest des états unis où le corps est une sorte de  sanctuaire qu'il faut entretenir soit par le bronzageou le sport. Là aussi on est loin du culte de la maigreur. Par ailleurs à cette époque les canons de beauté évoluent aussi dans leur diversifications ethnique : on voit apparaître de icones  telle que Naomi Campbell ou Grace Jones.

Aujourd’hui,  l'image de la femme a bien changé. La minceur, autrefois synonyme de laideur et de pauvreté, est désormais le critère absolu de la beautésigne de maîtrise de soi. L'extrême minceur de certains mannequins suscite la polémique. Ces corps idéalisés ne sont pas sans rappeler celui des jeunes filles à l'adolescence. Longiligne, dépourvue de hanche et de poitrine, la femme d'aujourd'hui est une sorte de femme-enfant, comme par exemple Kate Moss. Le problème est que cette extrême minceur qui fait rêver les jeunes fille entraine des conséquence sur la santé qui peuvent être fatales : Le mannequin Carolina Reston est morte de sous-nutrition en 2006.

Depuis 2012 la tendance évolue légèrement puisque on commence de plus en plus à parler des mannequins grandes tailles, des femmes rondes. On trouve des unes de magazines féminins consacrées aux femmes rondes. 

Il est tout à fait probable que, d’ici quelques décennies, les femmes très minces soient de nouveau stigmatisées au profit des femmes plus rondes. Ainsi va la mode !